Mon avis sur la formation blocs dynamiques autocad pour le béton

Mon avis sur la formation blocs dynamiques autocad pour le béton

Un soir de novembre particulièrement pluvieux, j'étais encore à mon bureau près de Nancy, les yeux piquants devant mon écran. Je recomptais manuellement mes cadres sur une poutre de 6 mètres, en pointant chaque ligne avec la pointe de mon critérium sur l'écran pour ne pas me perdre. Je me suis dit qu'il devait y avoir une meilleure solution que de copier-coller des lignes blanches comme un robot.

Avant d'aller plus loin, une petite mise au point honnête : ce site comporte des liens affiliés. Si vous passez par eux pour un achat, je touche une commission sans que cela ne change votre prix. C'est ma façon de financer le temps passé à tester ces outils. Je ne recommande que des packs que j'ai réellement installés et poussés dans leurs retranchements sur mes propres dossiers de sous-traitance.

Apprendre le ferraillage à la dure

Je ne suis pas ingénieur. Si vous me demandez de calculer la section d'acier d'une semelle ou de vérifier le moment fléchissant d'une dalle, je vous renverrai vers le bureau d'études. Mon métier, c'est le dessin. J'ai appris le ferraillage et le coffrage sur le tas, un contrat après l'autre, en observant comment les anciens plaçaient leurs étriers et leurs épingles. Pendant des années, j'ai bricolé mes propres blocs AutoCAD, des trucs statiques qu'il fallait décomposer et étirer à la main dès que la longueur de la travée changeait.

C'est ce qui m'a poussé à regarder de plus près la formation et le gabarit GCA armatures. Quand on travaille seul, le temps, c'est littéralement de l'argent. Passer deux heures sur une nomenclature d'armatures pour s'apercevoir qu'on a oublié trois HA12 dans le calcul, c'est le genre de truc qui me rendait dingue. J'avais besoin d'un outil qui parle mon langage de dessinateur, pas un logiciel de calcul complexe.

Détail d'un bloc dynamique de ferraillage AutoCAD en cours d'étirement

L'installation et les premiers tours de manivelle

Vers la mi-février, j'ai enfin franchi le pas. J'ai installé le pack GCA et j'ai ouvert le fichier .dwg de base. Ce qui m'a frappé tout de suite, c'est la fluidité. Vous connaissez ce bruit sourd du ventilateur de PC qui s'emballe quand on ouvre un plan avec trop de hachures ? Ici, rien de tout ça. La sensation de fluidité quand le bloc dynamique s'étire exactement comme prévu, c'est presque satisfaisant d'un point de vue physique.

Le pack propose tous les diamètres nominaux des armatures HA standards (8, 10, 12, 14, 16, 20, 25, 32, 40) déjà paramétrés selon la norme NF EN 1992-1-1 (Eurocode 2). Pour un autodidacte comme moi, avoir les rayons de courbure déjà intégrés dans les blocs de coudes, c'est une sécurité. On ne dessine plus au pifomètre.

J'ai pourtant eu un moment de solitude au début. J'ai passé deux heures à essayer de forcer un bloc GCA dans un calque verrouillé, pestant contre le logiciel et le créateur du pack, avant de réaliser que l'erreur venait simplement de mon organisation de fichier et non du gabarit. Une fois qu'on a compris la logique des états de visibilité, on ne revient plus jamais en arrière. C'est d'ailleurs un point que j'avais déjà abordé en expliquant pourquoi investir dans une bibliothèque de blocs dynamiques pour le béton est un tournant pour un freelance.

Le choc de la nomenclature automatique

Après environ trois semaines d'utilisation intensive, le vrai déclic s'est produit sur un dossier de poutres continues. Normalement, la nomenclature, c'est le moment où je sors la calculatrice et où je stresse. Là, les blocs dynamiques captent les données. Vous modifiez la longueur du cadre, la nomenclature suit.

Je me suis honnêtement demandé si, en automatisant mes nomenclatures, je n'allais pas perdre ce "feeling" du ferraillage que j'avais mis des années à acquérir à la main. C'est une peur de vieux de la vieille, je suppose. Mais en réalité, ça m'a libéré l'esprit pour me concentrer sur la cohérence du ferraillage plutôt que sur l'arithmétique de base. Si vous voulez creuser cet aspect, j'ai écrit un retour plus détaillé sur mon avis sur le gabarit GCA armatures pour les cas concrets de chantiers.

Tableau de nomenclature d'armatures imprimé sur un bureau de dessinateur

Le pack GCB coffrage : le complément indispensable ?

Au début du mois dernier, j'ai dû attaquer un projet de pavillon assez complexe avec beaucoup de réservations et des niveaux de dalles différents. J'en ai profité pour tester le gabarit complet GCB coffrage.

C'est là que j'ai ressenti un vrai soulagement physique dans mes cervicales. Finir un plan de coffrage complet, avec les coupes de réservations et les niveaux, en une après-midi au lieu de deux jours, ça change la vie d'un indépendant. Les blocs de niveaux sont automatiques, les hachures de béton sont propres, et le cartouche est déjà normalisé.

On peut toujours se dire qu'on va créer ses propres blocs. C'est vrai, la création personnalisée de blocs dynamiques demande un investissement initial en temps plus important que l'achat de bibliothèques prêtes à l'emploi, et ça offre une productivité supérieure sur le long terme car on maîtrise chaque paramètre. Mais quand on a des plans à rendre pour hier, est-ce qu'on a vraiment trois mois devant soi pour coder des actions AutoCAD complexes ? Pour ma part, la réponse a été vite vue : j'ai préféré payer pour un outil qui tourne déjà.

Verdict : faut-il craquer pour ces blocs ?

Si vous débutez et que vous avez un budget serré, vous pouvez toujours commencer par les outils de ferraillage à l'unité. C'est une bonne porte d'entrée pour tester l'approche sans vider son compte pro.

Mais si vous enchaînez les dossiers, le Gabarit complet GCA est, selon moi, imbattable. Ce n'est pas un outil pour calculer les charges — je le répète, laissez ça aux ingénieurs — c'est un outil pour livrer des plans propres deux fois plus vite sans se griller le cerveau. Pour moi qui travaille seul dans mon bureau près de Nancy, c'est devenu l'équivalent d'avoir un stagiaire ultra-efficace qui ne fait jamais d'erreur de recopie.

Main de dessinateur vérifiant les détails de ferraillage d'une poutre béton

En résumé, si vous en avez marre de dessiner des lignes une par une et que vous voulez passer au niveau supérieur en termes de vitesse de dessin, ne perdez pas de temps à réinventer la roue. Apprenez à gagner en vitesse de dessin ferraillage avec des outils déjà éprouvés sur le terrain. C'est un investissement qu'on amortit sur deux ou trois plans, pas plus.

9.2

Gabarit complet GCA armatures

Avantages

  • ● Gain de temps massif sur les nomenclatures d'armatures
  • ● Respect strict des diamètres et coudes Eurocode 2
  • ● Mise à jour automatique des repères et quantités
  • ● Installation simple même pour un non-expert informatique

Inconvénients

  • ▹ Nécessite un temps d'adaptation pour lâcher ses vieux calques
  • ▹ Le prix peut freiner un dessinateur très occasionnel
Découvrir le gabarit GCA →